Le
S7000, dont nous vantions les qualités il n’y a pas si
longtemps, a maintenant un grand frère : le S20 Pro.
A vue d’œil, rien de changé : même présentation,
même légèreté, même prise en main parfaite
– il « tombe sous la main », un peu comme un levier
de vitesse chez Ferrari – et même ergonomie. L’objectif
Fujinon Super EBC est toujours là, avec zoom optique 6x et digital
2,2x, ce qui l’un combiné à l’autre au format
basse résolution, donne quand même un zoom de 13,2x, ce
qui n’est pas rien ! Environ un 35/210 mm sur un appareil argentique
35 mm.
Ce qui a changé se voit en collant l’œil au viseur
(avec correction de dioptrie – pour les myopes ou les presbytes,
c’est pratique !) ou en regardant par le large écran LCD
1,8 pouces de 118000 pixels : FUJI a incorporé son nouveau capteur
Super CCD SR qui délivre à l’engin 6,7 millions
de pixels et une luminosité qui étonne. Le monde paraît
plus clair, d’un seul coup… Evidemment, ça donne
envie de mitrailler. Ou plus exactement d’attraper des petits
moments de vie par-ci par-là, et de refaire version photo le
fabuleux destin d’Amélie Poulain.
Avec une bonne carte mémoire, tout va bien. FUJI est un peu chiche
de ce côté-là, en ne livrant avec l’appareil
qu’une xD-Picture Card™ de 16 Mo. Ça fait peu : 33
clichés en basse résolution (1280 x 960 quand même)
et 10 en haute définition (2832 x 2128). Heureusement, les concepteurs
ont prévu un deuxième emplacement pour une carte au format
Compact Flash, et là les choses vont nettement mieux : avec notre
SanDisk Ultra II de 256 Mo, un honnête compromis, la réserve
est de 168 clichés en haute résolution (mode 6N) - ce
qui représente quand même la bagatelle de plus de 4 films
36 poses en format argentique, et de 538 en mode basse résolution
(1M). Si, en vacances, le moment où l’on a tendance à
appuyer plus que de raison sur le déclencheur, vous dépassez
ce nombre dans la journée avant de décharger la carte
en revenant dans votre chambre, c’est qu’il y a un problème.
Le doigt, peut-être, ou alors vous êtes un professionnel,
et dans ce cas, achetez-vous une carte de plus grande capacité.
Les fabricants en proposent de 1 Go, maintenant !! Quoiqu'il en
soit les étourdis devraient se souvenir qu’il reste toujours
la xD d’origine dans l’appareil. Ça sécurise…
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Le nombre de réglages possibles
est étourdissant : automatique, priorité à la vitesse
(du quart de seconde au 1000ème, et réglages spéciaux
« de nuit »), priorité à l’exposition
(F 2,8 à F 11), mise au point autofocus et manuelle, mode macro
et super macro (jusqu’à 1cm), mode rafale (seulement en
basse définition), possibilité de tourner des petits films
au format 320 x 240 et même 640 x 480, et, fin du fin, possibilité
d’enregistrer des petits mémos audio (jusqu’à
30 secondes) ajoutés aux images. Le luxe…
Vous pouvez faire une projection de vos images du jour en automatique
sur la télé, protéger les clichés que vous
désirez garder (on ne sait jamais), brancher un flash externe
- quoique celui incorporé (débrayable) paraisse suffisant
dans la majorité des cas. De plus il est réglable en intensité
-, et bien évidemment effectuer tous les réglages possibles
de balance des couleurs, d’accentuation ou d’adoucissement
des contours, d’expositions multiples, de photométrie,
et j’en passe…
Dans les petits détails, notons avec bonheur l’accroche
bouchon d’objectif sur la courroie. Ça a l’air idiot,
mais quel soulagement !!
En résumé, le S20 Pro porte bien son nom. On aurait pu
dire « semi-pro », mais le marketing a ses impératifs.
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