Dans
la tranche des appareils numériques à près de 350
€ en occasion, voici une petite perle, pour amateurs avertis et
soucieux de qualité : le S7000 de Fuji.
Très léger et d’une prise en main agréable
et pratique, le S7000 nous a permis de réaliser la plus grande
partie des photos du Keukenhof,
d’Amsterdam (à venir) et des canaux
de Hollande. La luminosité est digne des plus grands et le
rendu des couleurs va en faire rêver plus d’un de ceux qui
hésitent entre numériques et argentique. Et puis, 6 millions
de pixels, ça aide !!
C’est un « Bridge », c’est à dire qu’il
se situe dans la gamme des appareils entre compacts (moins chers) et
reflex (beaucoup plus chers). Pas d’objectifs interchangeables,
mais, honnêtement, nous n’en avons pas eu besoin tant la
qualité du zoom nous a séduit.
On prend les photos de très près, sans trop de déformation
- il y a même une fonction « macro », pour des détails
très rapprochés - et aussi de très loin, grâce
à un zoom qui peut atteindre une focale correspondant à
un 210 mm (pour un 24x36 classique). L’objectif est un Fujinon,
synonyme de qualité, qui peut prendre en basse (et même
très basse) lumière avec un petit pied, comme en lumières
élevées avec une grande fidélité des couleurs.
Bien
sûr, tous les petits détails des numériques un peu
élaborés sont présents : mise au point automatique
débrayable, priorité à la vitesse ou à l’obturation,
prise de vue en rafale, possibilité de faire des petits films
aux formats 320x240 ou 640x480 – plein écran sur un 14
pouces – etc… Mais ce sont quelques autres petits «
plus » qui nous ont réellement séduits : On peut
viser par le large écran de 4,5 cm, mais aussi par le viseur
reflex (avec correcteur de dioptrie – très utile après
un certain âge). Rien que ce détail fait la différence
!
Mais
il existe aussi d’autres choses : un quadrillage affichable à
volonté aidera à faire des clichés horizontaux
ou verticaux, un réglage des détails permet d’avoir
des photos plus contrastées dans les détails, le compensateur
d’exposition aide grandement à avoir toujours la meilleure
lumière possible, tous les réglages peuvent s’afficher
dans le viseur reflex, etc… et je suis sûr que j’en
oublie.
Deux possibilités de carte mémoire : XD ou Microdrive.
Notre appareil était équipé de cette dernière,
d’une capacité de 340 Mb, ce qui permettait de prendre
jusqu’à 752 photos en basse résolution (un très
honnête 1280x960, taille d’un écran 20 pouces sur
ordinateur), et 251 images en résolution « 6 », pour
réaliser des photos 18x24cm en 300dpi (format imprimerie). Si
l’on pousse la résolution à l’extrême,
on arrive même à faire des clichés imprimables en
25x34cm !!, mais là, on n’en prend plus que 72. Un exploit
quand même pour un appareil de ce type. Les 4 batteries rechargeables
donnent une autonomie plus qu’honnête, et si on prend le
soin de recharger le soir avant de se coucher, les vacances seront impeccablement
dans la boîte.
Le seul point noir réside dans le temps de réponse entre
le moment ou l’on appuie sur le déclencheur et celui où
l’appareil prend la photo. Pas long, mais pas instantané.
Ceci reste l’apanage des gros reflex trois fois plus chers. Est-ce
que cela en vaut vraiment la différence de prix ? Nous en doutons
beaucoup. Pour des photos de paysages ou si les personnages ne bougent
pas, aucun problème. Mais expliquez ça à un oiseau
qui s’envole…
Autant vous dire que nous avons rendu le S7000 prêté par
Fuji avec regret…C’est quand Noël ?
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