Je
sais. Il y en a qui vont s’écrier « quoi ! encore
un numérique Fuji ! ». Que voulez-vous, tout d’abord,
ils prêtent leurs appareils pour qu’on puisse vous en rendre
compte, et il faut avouer ensuite que lesdits appareils sont performants,
et agréables à utiliser. En plus, ils ne sont pas trop
chers, ce qui ne gâte rien. J’en ai même acheté
un, c’est vous dire.
J’ai récemment essayé le bridge sorti en fin d’année
2005 : le Finepix S9500. Il a remplacé le S20
Pro et le S7000 (qu’on trouve difficilement d’occasion et
c’est dommage parce qu’honnêtement, c’est un
petit bijou).
Rassurez-vous on le prend en main aussi rapidement que les deux autres,
et il en rajoute… Imaginez-vous : 9 millions de pixels, un capteur
qui vous traque la lumière là où il n’y en
a pratiquement plus, et un appareil qui tient dans la paume comme s’il
y était né. Pas trop lourd, et pas trop léger non
plus. La bonne moyenne (645g). Suffisamment pour qu’on aie l’impression
de faire vraiment de la photo.
Le 9500 n’a pas de déclanchement instantané mais
presque (c'est un bridge, quand même !). On peut commencer
à imaginer faire vraiment des portraits, ou des prises de vues
rapides. C’est simple, par moment, on dirait qu’on a un
reflex.
Un autre point fort : le zoom. Il est manuel, et ça rappelle
des souvenirs. Evidemment, c’est dix fois plus rapide qu’un
zoom électrique, et ça permet de cadrer exactement ce
que l’on a envie de prendre. Cet objectif, très honnête
en termes de « piqué », correspond à un 28
x 300 mm en argentique. C’est dire qu’on fait tout avec,
ou presque. Et puis, comme disait Capa, si votre photo n’est pas
bonne, c’est que vous n’étiez pas assez près.
A part ça, les petites choses qui me font adorer les Fuji : la
possibilité de mettre des piles… Vous utilisez des piles
rechargeables AA, et si elles vous lâchent, vous trouvez des remplaçantes
« classiques » dans n’importe quel bureau de tabac.
Des fois, ça aide…
Autre chose : il y a deux emplacements pour les cartes mémoires.
L’un pour des XD cards, un modèle minuscule développé
par Fuji, et un autre pour des Compact Flash (CF pour les intimes) que
l’on trouve n’importe ou. C’est le côté
4x4 de la bête qui me plait.
Un dernier truc avant de passer aux reproches : Ils ont installé
un viseur qui se déplie ! Hyper pratique pour viser dans les
coins. Je rigole. En fait, je rigolais… jusqu’au jour où
je m’en suis servi pour prendre un cliché au-dessus des
têtes des touristes qui me précédaient. Gé-nial
! Je me demande si je vais pouvoir m’en passer maintenant que
je l’ai rendu.
Je termine avec
deux ou trois choses sur lesquelles le constructeur peut mieux faire
: La mise au point est franchement délicate, par rapport au S7000
par exemple. Faites bien attention à vos réglages, sinon
les photos seront floues. Je préférais aussi le petit
volet « en dur » qui cachait la prise USB, avant. Ils l’ont
remplacée par un petit bout de caoutchouc pas vraiment pratique,
et, à mon avis, plus fragile. Les menus ont été
changés, aussi. On s’habitue, mais…
Enfin, mais j’imagine que ça doit pouvoir se régler
: l’appareil prêté avait une nette tendance à
une dominante magenta. C’est vrai que ça fait de beaux
ciels, mais les buissons violets, c’est moins bien.
Le prix ? Je l’ai trouvé sur le net aux alentours de 500
€. Et à ce prix-là, croyez-moi, ça vaut vraiment
le coup.
J-F Macaigne
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