La
perfection n’est pas de ce monde, et nous sommes tous bien placés
pour en parler, mais sincèrement, j’ai été agréablement
surpris par cet essai du S9600 Finepix. Il s’agit d’une
amélioration du S9500 (consulter
l’essai), donc, pour les caractéristiques
de base, voyez l’ancien appareil. Par contre, il existe entre
les deux, l’ancien et le nouveau, quelques différences
qui méritent qu’on s’y attarde.
Tout d’abord, l’allumage de l’engin. On pousse la molette,
c’est fait. Votre appareil est prêt. Moins d’un dixième
de seconde (0,8s). Autant dire rien. Ça aide, lorsqu’il s’agit
de capturer un événement… Ensuite, lorsqu’on déclenche,
le S9600 est encore plus rapide que le 9500. On est véritablement très
proche d’un reflex. Selon Fuji, il s’agit de 0,01seconde. On se demande
même comment ils font pour chronométrer un temps de réponse
aussi bref… Donc, enfin, la possibilité de faire des portraits
est ouverte. Ça manquait jusqu’à présent pour un bonheur
parfait.
Le réglage des balances de couleur, qui avait tendance au magenta dans
l’ancienne version, est devenu fidèle comme un chien de berger.
D’ailleurs, voyez l’escapade à Venise avec cet appareil, vous
comprendrez.
Enfin, il existe un mode « anti-flou », dont
je ne me suis pas servi, mais qui peut avoir son utilité, en
cas de basses lumières
ou d’après déjeuner arrosé. Je plaisante, bien sûr.
Pour le reste, Fuji a gardé les bonnes recettes :
• La sensibilité jusqu’à 1600 ISO, qui autorise les
photos de début de nuit (ou dans les églises) sans pied,
• Le zoom manuel qui est un vrai bonheur de rapidité et de précision.
On part d’un grand angle de 28 pour arriver à un télé de
300mm. Autant dire que l’on peut quasiment tout prendre, du monument à l’oiseau
en plein vol. Et la macro n’est pas en reste puisqu’il est possible
d’approcher à 1cm l’objectif de sa cible. Les coccinelles
n’ont qu’a bien se tenir !
• Le système « Flash Intelligent » qui permet
de doser la puissance du flash et le niveau d'exposition pour obtenir un rendu
naturel des tons chair et un arrière plan détaillé. Magique !
En outre, le mode « Lumière naturelle et flash » avec sa double
exposition permet de saisir deux images coup sur coup, l’une avec flash,
l'autre sans, puis de les afficher côte à côte pour une comparaison
immédiate.
• Le viseur dépliable et inclinable : idéal pour prendre
un cliché d’en haut ou par dessous. Une fois utilisé, on
ne peut plus s’en passer.
• Encore et toujours, le coup de génie de Fuji : utiliser pour
l’alimentation des piles rechargeables du commerce (AA-LR6 NIMH), qui correspondent
aux bonnes vieilles AA. Combien de fois ai-je vu des visages s’assombrir
lorsque les piles s’arrêtent de fonctionner. Sur le Finepix, il suffit
alors d’aller chez le buraliste du coin…
• Enfin, la possibilité d’utiliser des cartes Compact Flash
et des XD, dans deux emplacements séparés. Lorsqu’une carte
est vide, on passe à l’autre !
Le prix : cela fait maintenant un bon moment que le 9600 est
sorti, et on commence à le trouver à prix réduit
sur le net : le record ? un tout petit peu plus de 400 € !
A battre…
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