Pourtant pénalisée par le détournement du trafic maritime de la légendaire route des Indes avec le canal de Suez et une forte concurrence européenne sur des produits agricoles, l’île Maurice a su, de par son évolution démographique et quelques stratégies économiques, sauvegarder et encourager son économie. En proposant une main d’œuvre plutôt bon marché et bénéficiant d’un certain savoir-faire (textile, bijouterie et électronique), l’intérêt des pays industrialisés ne s'est pas fait attendre.
L’agriculture est toujours fortement dominée par la culture de la canne à sucre et de tous ses produits dérivés suivis de la culture du thé, du café et du tabac. Hormis les secteurs du textile, de la bijouterie et de l’électronique, beaucoup d’industries ont pour base l’agro-alimentaire :
sucreries, distilleries…
N’oublions pas le secteur touristique qui assure une grande partie des revenus du pays. Il faut dire que son décor paradisiaque est très prisé par les occidentaux en quête de rêve en plein jour ! Plébiscité par les jeunes mariés, l’image de l’île Maurice réservée aux personnes fortunées tend à disparaître avec l’ouverture à la concurrence des compagnies aériennes et la création des vols charters.


 
© O.T.Maurice

En ce qui concerne l’île Rodrigues, le développement du tourisme a été tardif, toutefois la création de L’ARTO (Association of Rodrigues Tourist Operators) permet une meilleure promotion et une amélioration des structures touristiques ainsi que des activités. L’élevage reste cependant le premier secteur économique de l’île suivi de la pêche.
Enfin depuis 1992, l’île Maurice est considérée comme une "zone franche" (exonération de charges et de taxes) ce qui est une véritable aubaine pour les investisseurs étrangers et qui assure par la même occasion le devenir économique de l’île.