Grâce aux techniques d'irrigation issues de la mise en eau du barrage d'Assouan, les terres cultivables se sont multipliées avec une diversité impressionnante (vigne, olivier, dattier, blé, riz, coton). L'agriculture pèse donc fortement dans l'économie égyptienne : les productions les plus importantes sont le blé, le maïs, le sucre, le riz, et le coton.


© O.T. Egypte

Classé 8ème producteur mondial d'agrumes, l'Egypte investit dans les industries d'agro-alimentaires. Son cheptel bovin reste cependant insuffisant et l'élevage est encore pratiqué de manière artisanale. Cette partie de l'économie en constante évolution ne doit pas pour autant ménager ses efforts. Confronté à un fort accroissement de la population, la production égyptienne ne suffit pas à satisfaire ses propres besoins de consommation.
Contrôlé en grande partie par le secteur publique, l'industrie est en pleine reconversion, le but étant d'exporter au maximum.

 

C'est le cas avec le pétrole qui a connu un essor considérable depuis les années 60, tout comme le gaz naturel où de nombreux gisements ont été découverts. On trouve plusieurs phosphates, du manganèse et du fer dans les sous-sols, et bien sûr, du sel dans la mer.
Le partenariat avec des firmes occidentales permet au secteur industriel d'être extrêmement vivant et diversifié (textile, mécanique, chimie, agro-alimentaire).
L'Egypte bénéficie d'autres sources de revenus non négligeables comme les droits de passage du Canal de Suez ou le tourisme. Environ 40 % de la population égyptienne tire un revenu direct ou indirect des activités liées à ce secteur.
A la suite de l'attentat de Louxor, l'Egypte a pris conscience de la fragilité de l'industrie touristique. Aussi elle se cherche aujourd'hui une nouvelle image de marque. Des séjours dans les différentes oasis, le long de la Mer Rouge et le Sinaï sont proposés.
Tirant les leçons du passé, l'Egypte essaye également de mettre en place un contrôle de l'aménagement du territoire. A l'avenir il ne sera plus question de grands buildings mais d'hébergements touristiques de taille modeste avec une architecture en phase avec l'envirronement.
Même si ce tableau économique diffère de ceux de ses voisins, il est terni par un taux de chômage élevé (20 à 30% de la population), un manque de main d'œuvre qualifiée et une balance du commerce en déficit.