Exoti.com (Accueil)
sp sp sp sp sp sp sp
Reportages Sommaire Reservez News Coups_de_cœur contact sp

Le Delta du Pô
 JF
Macaigne

 
Toutes les vignettes de la page donnent accès au diaporama de ce reportage
 
 

L’entrée dans le port est somptueuse, entre deux longues jetées. Nous remontons lentement les long des chalutiers innombrables, sous les regards un peu étonnés des marins et des passants de voir une Pénichette® dans ces eaux, venant de la mer qui plus est.
Si vous aimez les mouettes, cette ville est pour vous. Enfin, le port… Il y en a partout, qui nous considèrent avec des yeux bizarres, se demandant quelle sorte de marins nous sommes, sans filet derrière, et sans aucune odeur de poisson. Les cormorans ne sont pas en reste, mais plus discrets. La ville entière tourne sur la pêche et le tourisme balnéaire, et n’espérez pas trouver ici de monuments anciens. C’est pourquoi il vaut mieux continuer directement sur Comacchio, à une grosse demi-heure d’ici, en amont, à moins que vous n’ayez besoin de faire de l’eau.
Nous continuons à remonter l’ « Idrovia Ferrarese », la liaison historique entre Ferrare et l’Adriatique, également nommée le Pô di Primaro. A la sortie de la ville, après le grand pont routier, un petit bout de canal accueille des trabucchi, sortes de petites cabanes sur pilotis, munies de filets de taille respectable ajustés sur de longues perches. Le principe est d’intercepter le poisson lorsqu’il passe, et en l’occurrence l’anguille, car ici, c’est une spécialité depuis des siècles. Si vous désirez en savoir plus, connaître l’histoire de la pêche à l’anguille dans la région, rendez vous à la Manifattura dei Marinati, à Comacchio. Cela tombe bien, ce musée étonnant est à 50 m à peine de l’endroit où nous allons amarrer.

Pour le moment, nous continuons en longeant la lagune de Comacchio. Nous allons y revenir dans un moment, mais sans le bateau. La ville s’annonce sur la droite, mais on ne voit pas grand chose, à part des immeubles modernes. Un pont routier, très bas (attention au tau), on tourne sur la droite, parcourt 200 m environ, et au canal qui s’ouvre sous un pont on tourne encore à droite. Nous sommes arrivés. C’est la vieille Darse de Comacchio, un endroit calme, central, agréable (les canards sont très discrets), hélas, sans eau ni électricité. Mais… ça peut venir un jour.
 
   
Texte & photos : © JF Macaigne