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Le Delta du Pô
 JF
Macaigne

 
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Le retour vers le delta du Pô s'effectue en sens inverse de l’aller, en suivant la côte, puis en arrivant à la hauteur de Lido delle Nazioni, en visant sur tribord la plage et le phare de Bacucco que l’on distingue, tout là-bas, au ras de l’eau. Cherchez sur le chemin une grande balise jaune, qui devrait vous aider à tenir votre cap. Nous renouvelons le même conseil qu’à l’aller : n’effectuez la traversée qu’après vous être assurés d’une météo clémente, et d’une mer la plus calme possible. En arrivant au phare, il faut tourner à gauche : voici le Pô di Goro, en direction de Gorino, et Goro, puis, beaucoup plus loin, Serravalle, à la jonction avec le Pô di Venezia. Il est possible de remonter cette branche du fleuve pour rentrer à Chioggia, mais nous avons essayé un autre itinéraire, car nous n’étions pas lassé des oiseaux …
A une centaine de mètres à l’intérieur du fleuve, il existe un petit canal entre les roseaux. Ça n’est pas très grand, et lorsqu’on croise l’un des bateaux à passagers qui viennent se remplir les yeux de nature sauvage, il vaut mieux se garer sagement, et attendre qu’il passe. Les bords ne sont pas très engageants, question profondeur. Par contre, cette petite navigation en pleine nature, au milieu de nulle part, est enchanteresse. On distingue la mer, par moment, plus loin, alors que l’on est bien au calme dans des eaux tranquilles.
On rejoint ainsi le Pô della Donzella (joli nom qui vient d’un petit village pas très loin de Porto Tolle) qui devient le Pô di Gnocca ( à moins que ce soit le contraire). Tout ceci n’a pas une grande importance, car le paysage est d’une beauté époustouflante. Grandes étendues d’herbe ceinturées par des roseaux, survolées par des oiseaux, certains plus exotiques, comme ce couple de flamants roses à l’atterrissage – très impressionnant – d’autres plus communs, mais tous également beaux à observer. Sur l’eau, divers obstacles, mais rien d’incontournable, mais nous prêtons attention aux grosses branches qui pourraient endommager la coque ou l’hélice.
Nous arrivons bientôt à Santa Giulia, où un pont de bateau barre le fleuve. L’un des derniers encore existant sur le Pô. Pour demander l’ouverture, il faut téléphoner (0039 0426388322 ou 0039 3386756682), et s’exprimer en italien. L’homme est charmant, comme tous ses confrères auxquels nous avons eu affaire, et prêt à rendre service. Suivant la taille du bateau, il ouvre une partie ou deux de l’assemblage, et il ne reste plus qu’à passer, sur la droite. C’est là où il est impératif de faire attention : dans le cas d’une ouverture pour petit bateau – notre cas -, en aval ET en amont du pont existe un câble en acier qu’on ne peut pas faire passer au-dessus de soi d’un geste négligent, comme je m’apprêtais à le faire. Surtout qu’on ne le voit pas tout de suite. Il faut se baisser beaucoup, y aller tout tout doucement, et ne pas relever la tête. Il vaut mieux aussi éviter les vélos sur le toit, et le tau. Sans quoi…
Notre progression se poursuit sans autre obstacle jusqu’au bras principal, le Pô di Venezia, que nous retrouvons vers 16h45. Nous sommes partis depuis 10h30 ce matin. Nous retrouvons le courant (dans le mauvais sens…) et les branches, et quelques minutes plus tard, la marina de Porto Viro.

 
   
Texte & photos : © JF Macaigne