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Un tour en Frise
 JF Macaigne

 
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Joure: Des ponts et des horloges
Très lentement nous repartons vers le Sud. Nous longeons des prés d’un vert insolent, coupés de barrières et de petits ponts en bois. Ils sont peuplés de myriades de moutons blancs, noirs ou marrons, de vaches pies, et – enfin – de ces grands chevaux tout noirs aux longs crins, les seuls à être autorisés à conduire l’attelage de la Reine Béatrix.
Nous traversons Akkrum et descendons le canal Meinesleat. Comme nos estomacs se manifestent de façon insistante, nous nous amarrons à un Marrekrite, et regardons passer les péniches… Pas besoin de lunettes, elles sont immenses !
Trois heures plus tard, voici enfin Joure, cité du tabac, du café et des horloges, et ne me demandez pas dans quel ordre. C’est vrai qu’il flotte une odeur de tabac dans l’air. Pas celle de piétons fumeurs, celle de la plante. Une fragrance agréable, douce et un peu entêtante. Le port est en plein centre ville, et son capitaine, tout sourire, nous autorise à stationner quelques heures pour visiter la petite bourgade. Nous en profitons pour faire quelques courses, le frigo se vide à une allure folle. Dans la rue principale, quelques boutiques proposent des pendules anciennes, des horloges à balancier frisonnes, et des stœltjesklokken*, spécialité de la ville depuis le 17e siècle. Il est trop tard pour visiter le musée Joure, dans la rue principale à deux pas de l’église Hobbe c. Baerdt Tsjerke (1628) dont la vieille tour domine la ville. Il est installé dans la première usine de torréfaction Douwe Egberts – une légende aux Pays Bas -, dont nous avons croisé l’usine plus récente sur le canal en arrivant.
Ici encore nous dormirons en dehors de la ville, dans une sorte de marina naturelle, en compagnie d’une bonne trentaine d’autres bateaux, de jeunes qui chantent le soir autour du feu de camp, et de quelques montgolfières qui nous survolent quasiment à la nuit tombée. Le ciel flamboie au coucher du soleil, et pas un bruit ne vient troubler la nuit.

 


*pendules à contrepoids avec décor peint.
 
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Ce reportage nous a été possible grâce à Thalys et à LeBoat. Merci à eux pour leur gentillesse et leur sérieux.
Texte & photos : © JF Macaigne

Cet article est paru dans le magazine FLUVIAL n°224, en août 2012.
Vous pouvez l'obtenir en cliquant ici