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Un tour en Frise
 JF Macaigne

 
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De la plus petite ville du monde aux grands voiliers de l’Ijsselmeer
Nous avons fait nos comptes : il nous reste deux jours avec le bateau. Alors soyons fous : nous avons vraiment envie de chatouiller cet Ijsselmeer. Près de 2 fois le lac Léman, ça ne se loupe pas. Et, cerise sur le gâteau, sur le chemin il y a Sloten, « la ville parfaite de la Renaissance », et la plus petite de Frise, aussi. Peut-être même selon certains la plus petite ville du monde. Alors…
Ce bourg minuscule* est peut-être parfait, mais il y pleut autant qu’ailleurs. A part ça, il est ravissant. Entièrement clos d’un mur d’enceinte, traversé par un canal unique, avec un seul bâtiment moderne : cette usine de poudre de lait près du canal qui gâche un peu le paysage, il faut le reconnaître. Pour le bonheur des yeux, un nombre considérable de maisons du 18e, un superbe moulin à toit de chaume, une passerelle de bois, un vieux pont de pierre, des quais pavés (attentions aux talons hauts), des petits jardins un peu cachés, et des canons anciens pour garder le tout. L’Hôtel de Ville abrite un musée, où la dame à l’accueil parle français. Vous y trouverez l’histoire de Sloten, et dans les combles, une des plus belles collections de lanternes magiques des Pays-bas.
Après cet inventaire à la Prévert, nous partons vers l’aventure : sous une pluie battante, en un peu plus de 2 heures, nous traversons le Slotermeer, le Heegermer, puis le Fluessen jusqu’à Stavoren. Dehors, tout est gris, et l’eau est un peu plus foncée que le ciel, mais nous pourrions aussi bien flotter la tête en bas, je ne suis pas certain que nous nous en apercevrions. L’essuie-glace fait ce qu’il peut dans un bruit tellement agaçant que je le coupe de temps à autre pour que nos oreilles se reposent. Dehors, dans la soupe, nous croisons des silhouettes magnifiques de grandes barques traditionnelles qui naviguent au moteur. Puis la pluie diminue, s’arrête, et je réalise que derrière nous se trouve un grand skûtsje en bois verni,toutes voiles dehors et dérives en place, qui nous rattrape. Sur le pont, une dizaine de personnes qui ont dû prendre la rincée précédente au grand air. Ils nous dépassent, doucement mais sûrement, puis passent un autre skûtsje blanc au même rythme. C’est suffisamment rare de se faire dépasser par un voilier pour que je sois étonné, mais dans ce pays, il y a de moins en moins de choses qui me surprennent.

 


*350m sur 350m (source : gaasterland tourist information)

 

 
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Ce reportage nous a été possible grâce à Thalys et à LeBoat. Merci à eux pour leur gentillesse et leur sérieux.
Texte & photos : © JF Macaigne

Cet article est paru dans le magazine FLUVIAL n°224, en août 2012.
Vous pouvez l'obtenir en cliquant ici